Translations et homothéties
Translations et homothéties : Translations et homothéties |
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Translations
Soit
La translation du vecteur
ou de l’espace associe le point M’ tel que
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Remarques
- La translation de vecteur nul est l’application identique, c’est-à-dire l’application qu’à tout point
M associe le point M lui-même.
Autrement dit, si
- Si
Notion de transformation
Quelques points importants à retenir :
La transformation qui à chaque point M du plan ou de l’espace associe un unique point M’ du plan ou de l’espace est une application du plan dans lui même ou de l’espace dans lui même.
M’ est l’image de M par
Réciproquement, tout point M’ du plan ou de l’espace est l’image d’un unique point M.
Une telle application du plan dans lui-même ou de l’espace dans lui-même assurant
cette correspondance « un à un » est appelée une transformation.
Notion de transformation réciproque
La transformation réciproque d’une transformation
est la transformation qui au point
La transformation réciproque de la translation
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Propriété fondamentale de la translation
Propriété
Si A’ et B’ sont les images respectives des points A et B par une translation, alors
Démonstration
Soient A et B deux points du plan ou de l’espace et soient A’ et B’ leurs images respectives par la translation de vecteur
Alors on a
d’où
On en déduit que AA’B’B est un Parallélogramme d’où
On aurait pu écrire en utilisant la relation de Chasles :
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Translation et longueurs, aires et volumes
Propriété
Une translation du plan ou de l’espace conserve les longueurs ou les aires.
Une translation de l’espace conserve les volumes.
On dit qu’une translation est une isométrie.
Elle transforme un triangle en un triangle isométrique et plus généralement une figure isométrique

Homothétie
Définition
Soit
On appelle homothétie de centre
tel que
Exemple

Remarques
- Si
Tout point du plan ou de l’espace est invariant et l’homothétie
- Si
- Si

Une première propriété des homothéties
Propriété
→ un point et son image par une homothétie sont alignés avec le centre de l’homothétie.
→ si
sont trois points alignés, distincts deux à deux, il existe une homothétie, et une seule, de centre
et qui transforme
en
Démonstration
→Soit
un point et soit
son image par l’homothétie de centre
et de rapport ![]()
Alors on a
![]()
donc les vecteurs
et
sont colinéaires et ont la même origine
donc les trois points
,
et
sont alignés.
→Soit
,
et
trois points alignés et distincts deux à deux .
Alors les vecteurs
et
sont colinéaires et il existe un unique nombre réel
tel que![]()
→Soit
l’homothétie de centre
et de rapport
L’homothétie
transforme
en
ce qui prouve l’existence.
Supposons qu’une homothétie
de centre
et de rapport
transforme
en ![]()
Alors on a ![]()
et comme ![]()
on en déduit que ![]()
L’homothétie
est donc l’homothétie
, ce qui prouve l’unicité.
Propriété fondamentale
Propriété
Si A’ et B’ sont les images respectives de A et B par une homothétie de rapport , alors on a
![]()

Démonstration
On a
et ![]()
On en déduit, en utilisant la relation de Chasles,

Homothétie et longueurs, aires et volumes
Propriété
Une homothétie de rapport
multiplie les longueurs par
, l’aire par
et le volume par
Démonstration
Si
et
sont les images respectives de
et
par une homothétie de rapport
, alors on a , d’après la propriété fondamentale,
![]()
d’où ![]()
et les longueurs sont donc multipliées par
.
On admet que l’on peut en déduire que les aires sont multipliées par
et les volumes par
Translation, homothétie et alignement
Propriété
Une translation et une homothétie conservent l’alignement.
Autrement dit, les images par une translation ou une homothétie de points alignés sont des points alignés.
Démonstration
Soient A, B et C trois points alignés et deux à deux distincts et soient A’, B’ et C’ leurs images respectives par la transformation
![]()
Comme A, B et C sont alignés, il existe un nombre réel
tel que ![]()
Démonstration
→Si
est une translation, on a ,
et ![]()
On en déduit ![]()
c’est-à-dire ![]()
donc les vecteurs
et
sont colinéaires
et les points A’ , B’ et C’ sont alignés .
→Si
est une homothétie de rapport
, alors on a
et ![]()
d’où

c’est-à-dire ![]()
donc les vecteurs
et
sont colinéaires et les points A’ , B’ et C’ sont alignés .
Translation, homothétie et barycentre
Propriété
Une translation et une homothétie conservent le barycentre.
Autrement dit, si G est le barycentre de (A , a) et (B , b) , alors l’image G’ de G par une translation ou une homothétie est le barycentre de (A’ ,a) et (B’ , b) où A’ et B’ sont les images respectives de A et de B.
Démonstration
Soient (A , a) et (B , b) deux points pondérés avec
et soit G le barycentre de (A , a) et (B , b)
Soient A’ , B’ et G’ les images respectives de A , B et G par la transformation
Comme G est barycentre de (A , a) et (B , b) , on a
→Si
est une translation, alors
et ![]()
donc ![]()
→Si
est une homothétie de rapport
, alors
et ![]()
d’où

On a donc, dans les deux cas,
![]()
avec ![]()
On en déduit que G’ est le barycentre de (A’ ,a) et de (B’ , b).
Remarque
• En particulier une translation ou une homothétie conserve le milieu :
Si
est le milieu de [AB] , son image est le milieu de [AB].
• Cette propriété de conservation du barycentre s’étend au barycentre de trois points ou plus.
Translations, homothéties et angles
Propriété
Une translation et une homothétie conservent les angles géométriques et, dans le plan orienté, elles conservent les angles orientés.
Autrement dit, si A, B et C sont trois points deux à deux distincts et si A’, B’ et C’ sont leurs images respectives par une translation ou une homothétie, alors on a

et


Démonstration
Soient A , B et C trois points deux à deux distincts et soient A’ , B’ et C’ leurs images respectives par la transformation
.
→Si
est une translation, alors
et ![]()
donc ![]()
et
→Si
est une homothétie de rapport
, alors
et ![]()
d’où ![]()
Or
( car
)
d’après la propriété des angles orientés,
d’où ![]()
et ![]()
Image d’une droite ou d’un segment
Propriété
Soient A et B deux points distincts et soient A’ et B’ leurs images respectives par la translation ou une homothétie.
♦ L’image de la droite (A B) est la droite (A’ B’) , elle est parallèle à la droite (A B).
♦ L’image du segment [A B] est le segment [A’ B’].

Démonstration
La droite (AB) est l’ensemble des points M tels que
lorsque
décrit
Alors si A’ , B’ et C’ sont les images respectives de
A , B et C par la transformation
( où
est une translation ou une homothétie ), on a ![]()
En effet,
Si
est une translation, alors
et ![]()
Si
est une homothétie de rapport
, alors
et ![]()
Lorsque M décrit la droite (A B),
décrit
et le point M’ décrit la droite ( A’ B’) .
La droite (A B) a donc pour image la droite (A’ B’) .
De plus, on a
si
est une translation
et
si
est une homothétie.
Dans les deux cas, les vecteurs
et
sont colinéaires, donc les droites (AB) et (A’B’) sont parallèles.
Le segment [AB] est l’ensemble des points M tels que
avec
On a ![]()
Donc lorsque M décrit le segment [A B] ,
décrit [ 0, 1] et M’ décrit le segment [ A’ B’] .
Le segment [A B] a donc pour image le segment [ A’ B’] .
Image d’un cercle par une translation


Image d’un cercle par une homothétie
Propriété
Une homothétie de rapport
transforme le cercle C de centre O et de rayon R ( R>0 ) en un cercle C’ de centre O’ image de O et de rayon
R.
Dans l’espace, le cercle C’ est contenu dans le plan passant par O’ et parallèle au plan contenant C.
Image d’un cercle par une translation


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