Similitudes directes
Similitudes directes : Après de brefs rappels concernant les similitudes en général, on choisit dans ce module de s’intéresser exclusivement au cas des similitudes directes. |
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1/ Rappels
On appelle similitude ( plane ) toute transformation du plan
qui conserve les rapports de distances.
Théorème :Une transformation du plan est une similitude
si et seulement si
elle multiplie les distances par un réel k, strictement positif.
les symétries axiales, encore appelées réflexions, sont des similitudes.
Une similitude de rapport 1 conserve les distances, elle est appelée isométrie.
L’identité, les translations, les rotations, les réflexions sont des isométries
La symétrie centrale est un cas particulier de rotation, c’est donc une isométrie.
Une isométrie directe est appelée un déplacement.
L’identité, les translations, les homothéties, les rotations, les symétries centrales
sont des similitudes directes.
On appelle similitude indirecte toute similitude qui transforme tout angle en son opposé.
Une isométrie indirecte est appelée un anti-déplacement.
Les réflexions sont des similitudes indirectes.
2/ Angle d’une similitude directe
Propriété :
l’angle
Cet angle est appelé l’angle de la similitude.
Démonstration :
Soient A, B, C et D quatre points distincts du plan, d’images respectives A’, B’, C’ et D’.
Or, s similitude directe conserve les angles orientés,L’angle entre un vecteur et son vecteur image est bien constant.
donc :
On a donc :
- les translations, l’identité et les homothéties de rapport k >0 sont des similitudes d’angle nul.
- les homothéties de rapport k < 0 et les symétries centrales sont des similitudes d’angle.
- les rotations d’angle0sont des similitudes d’angle0.
Réciproque :
pour tous points distincts A et B du plan d’images respectives A’ et B’,
l’angle
alors s est une similitude directe.
Soient A, B, C et D quatre points distincts du plan, d’images respectives A’, B’, C’ et D’.
Or, l’angle orienté entre un vecteur et son image est constant,donc :On a donc :
Le plan complexe est rapporté au repère orthonormé de sens direct
Théorème :
soit f transformation du plan.
alors f admet une écriture complexe de la forme : z’ = az + b avec a = kei
Démonstration :
Soit f similitude directe de rapport k et d’angle
Il est à remarquer que si f a pour écriture : z’ = az + b alors O a pour image O’ d’affixe b.
Appelons donc b l’affixe de O’ image de O par f et soit M’(z’) image de M(z) par f.
Alors : O’M’ = k OM donc :
Soit :
De plus :
Donc : arg (z’ - b) - arg (z - 0) =0
Soit :est le nombre complexe de module k et d’argument
0donc :D’où f s’écrit : z’ = az + b avec a = keio
Et k ≠ 0 donc a ≠ 0.
Réciproque : soient a et b nombres complexes.
est une similitude directe de rapport k = lal et d’angle
Démonstration :
Soient M et N points quelconques du plan d’images respectives M’ et N ’ par s.
Alors :De plus, comme a ≠ 0, son argument existe et arg (zN - zM) = arg a + arg(zN - zM)D’où :,
donc : M’ N’ = lal x MN
Et a ≠ 0, donc f est une similitude de rapport lal
Donc :f est une similitude et l’angle entre un vecteur et son image est constant donc :
D’où :
f est une similitude directe et son angle vaut cette constante : arg a
En résumé :
| s, transformation du plan, est une similitude directe | si et seulement si | s a une écriture complexe de la forme : z’ = az + b avec a ≠ 0 |
Le rapport k de s vaut alors :
et son angle
a s’écrivant donc : a = kei
Cas particuliers :
4/ Existence et unicité d’une similitude directe- les translations sont des similitudes directes de rapport 1 et d’angle nul.
- une homothétie de rapport k > 0 est une similitude directe de rapport k et d’angle 0.
- une homothétie de rapport k < 0 est une similitude directe de rapport (-k) et d’angle.
- une rotation d’angle0est une similitude directe de rapport 1 et d’angle0
Théorème :
Alors, il existe une unique similitude directe s telle que : s(A) = A’ et s(B) = B’.
Démonstration :
Si une telle similitude s existe alors il existe a et b complexes, avec a ≠ 0 tels que :
zA’ = azA + b et zB’ = azB + balors : zB’ - zA’ = a (zB - za)
soit :
auquel cas : b = zA’ - azA
Si s existe, le couple ( a ; b ) est unique et s est donc elle aussi unique.
Soit s dont l’écriture complexe est z’ = az + b
avec :B étant différent de A, a est défini.et b = zA’ - azA
zA’ = azA + b et zB’ - zA’ = azB - azA
De plus, comme B’ ≠ A’, a est non nul et s est donc définie.Donc zB’ = azB - azA+ zA’ = azB + b
D’où : s(A) = A’ et s(B) = B’.Une similitude directe transformant A en A’ et B en B’ existe donc et est unique.
Remarques :
- la démonstration de ce théorème fait souvent l’objet d’un R.O.C au BAC.
- s a pour rapport :
- il est nécessaire d’avoir A ≠ B et A’ ≠ B’ mais il est possible d’avoir A = A’ ou B = B’
auquel cas, les points sont invariants par s.
5/ Forme réduite d’une similitude directe
Théorème :
soit s similitude directe d’écriture complexe : z’ = az + b avec a ≠ 0.
- si a = 1 : s est la translation de vecteurd’affixe b. (le vecteur
n’a aucun rapport avec le vecteur de base. il s’agit seulement d’une notation)
- si a ≠ 1 : alors s admet un unique point invariantd’affixe :
et s est la composée :Remarques :- de l’homothétie de centreet de rapport lal (rapport de s) et
- de la rotation de centreet d’angle : arg a (angle de s)
est appelé le centre de la similitude directe.
Et une écriture complexe de s est alors :
- si lal = 1 et a ≠ 1, l’homothétie est l’identité et s est alors une simple rotation.
- si arg a = 0 + 2k
, la rotation est l’identité est s est alors une homothétie.
- comme nous le démontrerons, l’ordre de composition n’a pas d’importance.
- cette décomposition en rotation et homothétie est unique et appelée
forme réduite de s.Toute similitude directe, différente d’une translation, s’écrivant de façon unique comme la composée d’une rotation et d’une homothétie :
elle est donc entièrement définie par la donnée de son centre, de son rapport et de son angle.
On les appelle les éléments caractéristiques de la similitude directe.
Et l’on notera s de la sorte : s (; k ;
0)
Démonstration :
Soit M(z) d’image M’(z’) par s.
Si a = 1 : z’ - z = b donc :Remarque : si b = 0, alors s est l’identité et tout point est alors invariant par s.avec
d’affixe b.
s est donc la translation de vecteur
- si a ≠ 1 alors M(z) invariant par s
s admet donc un unique point invariantd’affixe :
M’(z’) image de M(z) par s est donc équivalent à :
* Or, l’écriture complexe de h homothétie de centreDans les deux cas, il s’agit de l’écriture de s, qui est donc égale à h o r et r o h.et de rapport lal est
* Et l’écriture complexe de r rotation de centreet d’angle arg a est
L’écriture de h o r est donc :
L’écriture de r o h est donc :
6/ Déplacements
Théorème :
f est soit une translation soit une rotation d’angle non nul.
Démonstration :
f déplacement est une similitude directe de rapport 1, donc f s’écrit : z’ = az + b avec lal = 1
Et nous avons montré que :
- si a = 1 : alors f est la translation de vecteur
Et il est à remarquer que :- si a ≠ 1 : alors a s’écrit a = ei- si b ≠ 0 : f n’admet aucun point fixe.
- si b = 0 : f = Id et tout point du plan est fixe.
f admet alors un unique point fixed’affixe
f = r o h avec r = r (;
0) et h = h (; lal) . Or : h = Id donc f = r.
Dans ce cas là, f est donc une rotation d’angle non nul.
Conséquence :
Un déplacement admettant un point fixe est soit l’identité, soit une rotation d’angle non nul.
En effet, d’après le listage fait lors de la démonstration du théorème :
- soit f est un déplacement admettant un unique point fixe auquel cas il s’agit d’une rotation d’angle non nul.
- soit f est un déplacement avec plus d’un point fixe auquel cas il s’agit de l’identité.
7/ Composition de similitudes directes
Théorème :
et soit g similitude directe de rapport k’ et d’angle
Alors, f o g et g o f sont des similitudes directes de rapport kk’ et d’angle
Démonstration :
Soit f d’écriture complexe : z’= az +b avec a = kei0≠ 0
Et soit g d’écriture complexe : z’ = cz + d avec c = k’ e i0≠ 0Alors : f o g a pour écriture : z’ = a (cz + d) + b = (ac)a + (ad + b)L’écriture de f o g est du type : z’ = Az + B , avec A = ac = kei0k’ei0= kk’ei(0+0’) ≠ 0Donc, f o g est une similitude directe de rapport : lAl = kk’ et d’angle arg A =g o f a pour écriture : z’ = c(az + b) + d = (ac)z + (cb + d)0+0’.Donc, g o f est également une similitude directe de rapport kk’ et d’angle0+0’.
Attention !
en général f o g et g o f ne sont as égales
En effet :
f o g a pour écriture :
g o f a pour écriture :
Donc, à moins que ad + b soit égal à cb + d, f o g et g o f ne sont pas égales.
En particulier, si ac ≠ 1, fog et gof possèdent chacune un centre mais leurs centres peuvent être distincts.
Remarque :
Si f et g sont deux similitudes directes de même centre alors g o f = f o g.

8/ Réciproque d’une similitude directe
Théorème :
Si s est la similitude directe de centreDémonstration :de rapport k et d’angle
0alors :
sa réciproque s-1 est la similitude directe de centrede rapport
et d’angle (-
0)
Soient s ((
Considérons leur composée : s o s’
D’après le théorème sur la composition : s o s’ est une similitude directe :- de rapport :
- d’angle :0-0= 0
De plus : s o s’ () =
* s o s’ est donc un déplacement possédant un point fixe.
* s o s’ n’est pas une rotation d’angle non nul, car son angle est nul donc s o s’ = Id
9/ Caractérisation géométrique d’une similitude directe
Définition géométrique :
La similitude directe s de centrede rapport k et d’angle
0est la transformation définie de la façon suivante :
- si () =
- et si M ≠, s(M) est l’unique point M’ vérifiant :

Cette définition découle du fait que s soit la composée de r(
Une écriture complexe de s est alors :
10/ Propriétés géométriques des similitudes directes
Soit s similitude de rapport k et d’angle
Propriété caractéristique :
Pour tous points A et B d’images respectives A’ et B’ :s possède également toutes les propriétés communes aux similitudes :
► s conserve l’alignement, donc :
- l’image d’une droite est une droite.
- s conserve les intersections.
- l’image du segment [AB] est le segment [A’B’] de longueur kAB.
► s conserve, de plus, par définition, les rapports de distances donc :
• s conserve le milieu et plus généralement le barycentre.
► s conserve les angles géométriques, donc :• s conserve l’orthogonalité et le parallélisme.► L’image du cercle de centre O et de rayon r est le cercle de centre s(O) et de rayon kr.
► s multiplie les aires par k2
Cours complémentaires : |
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