Limite d’une suite
Cours maths 1ère S
Limite d’une suite : Limite d’une suite |
| ► Sommaire cours maths 1ère S A voir aussi : ► Sommaire par thèmes ► Sommaire par notions |
Achille et la tortue
La notion de limite d’une suite a permis de comprendre un paradoxe imaginé par le philosophe grec Zénon d’Elée environ 465 ans avant Jesus-Christ : le paradoxe d’Achille et de la tortue.
"Pour une raison maintenant oubliée dans les brumes du temps, une course avait été organisée entre le héros Achille et une tortue. Le premier se déplaçant beaucoup plus vite que la econde, celle-ci démarra avec une certaine avance pour équilibrer les chances des deux concurrents…"
« … La première chose à faire pour Achille fût de combler son retard en se rendant à l’endroit de départ de la tortue qui, pendant ce laps de temps, s’était déplacée. Achille dut donc combler ce nouvel handicap alors que la tortue, bien que d’une lenteur désespérante, continuait inexorablement sa route, créant ainsi un handicap supplémentaire... Battu et furieux, Achille exigea une revanche mais rien n’y fit, ni la longueur de la course, ni la vitesse de déplacement d’Achille. En effet, aussi petits que soient les
handicaps successifs créés par la tortue, Achille mettait toujours un certain temps pour combler chacun d’entre eux et, malgré tous ses efforts, il ne put jamais rattraper la tortue !"Suite de limite infinie
Chercher la limite éventuelle d’une suite , c’est étudier le comportement des termes de la suite lorsque l’on donne à n des valeurs aussi grandes que l’on veut.
Définition :
Soit (un)n∈N une suite de nombre réels. On dit la suite (un)n∈N a pour limite +∞ si tous ses termes sont aussi grands que l’on veut pour n suffisamment grand.Autrement dit, pour tout nombre réel M, tous les un sont plus grands que M à partir d’un certain rang.
On note alors :
Exemple
un = n²
Quand n devient très grand, n² devient aussi très grand.
Pout nombre réel positif M, aussi grand que soit M, il existe toujours une valeur de n à partir de
laquelle n² est plus grand que M.
En effet, pour tout n ∈ N tel que n > √M, on a :
.png)
Suite de limite - ∞
Définition :
On définit de même :Soit (un)n∈N une suite de nombre réels. On dit que la suite (un)n∈N a pour limite -∞ si, pour tout nombre réel M, tous les un sont inférieurs à M à partir d’un certain rang.
On note alors :
Remarque
.png)
Suites de référence
.png)
Remarque
- On en déduit que les suites
(-√n), (-n), (-n²), (-n3)....,(-np) avec p ∈ N* et (-qn) que q > 1 ont pour limite -∞.
Démonstration de la propriété
Pour montrer qu’une suite (un)n∈N tend vers +∞, il faut montrer que pour tout nombre réel M, un > M pour n suffisamment grand.
Il suffit donc de trouver un rang à partir duquel un > M.
- un = √n
On a donc √n > M dès que n > M² d’où pour tout n > M², √n > M et on a
Démonstration
- Nous avons déjà vu dans l’exemple que
- un = np pour p ≥ 1
Comme p ≥ 1, pour tout n ∈ N, on a np ≥ n, donc si n > M, on a np ≥ M.
d’où
Soient q > 1 et un = qn
Posons q = 1 + a alors a > 0 et un = (1 + a)n
Admettons un instant que (1 + a)n > 1 + na > na (nous le montrerons tout de suite après)
d’où si
donc
Montrons (1 + a)n > 1 + na
Pour cela, posons ƒ(x) = (1 + x)n - nx où n∈ N*.
La fonction ƒ est définie et dérivable sur R et
ƒ’(x) = n(1 + x)n-1-n
= n [(1 + x)n-1 - 1]
= n [(1 + x)n-1 - 1]
Pour n ≥ 1, la fonction g : x → (1 + x)n-1 est croissante sur [0,+∞[ donc g(x) ≥ g(0)
C’est à dire (1 + x)n-1 ≥ 1 et ƒ’(x) = n [(1 + x)n-1-1] ≥ 0.
La fonction ƒ est donc croissante. On a donc : ƒ(a) ≥ ƒ(0)
C’est à dire (1 + a)n - na ≥ 1
Ou encore (1 + a)n ≥ 1 + na
Propriétés
.png)
Suite convergente
Définition :
Soit (un)n∈N une suite de nombre réel et soit Définition
.png)
Autrement dit la suite (un)n∈N converge vers
Unicité de la limite
Théorème et définition : Soit (un)n∈N une suite de nombres réels et soit Démonstration
.png)
.png)
.png)
.png)
Remarques
- Attention !
On dit quelques fois que "la suite converge vers +∞ (ou -∞)" mais une suite qui tend vers +∞ ou vers -∞ n’est pas convergente.Une suite divergente peut-être une suite qui tend vers une limite mais elle peut aussi être une suite qui n’a pas de limite.
Exemple
Soit (un)n∈N la suite définie par un = (-1)n
Alors pour tout n ∈ N,
- Si n est pair, un = (-1)n = 1
- Si n est impair, un = (-1)n = -1
La suite (un)neN ne peut donc être convergente.
En effet, si elle convergeait vers
Or, ceci est impossible car aucun intervalle de longueur
La suite (un)n∈N ne peut donc être convergente.
Suites de référence
.png)
Lien entre limite de suite et limite de fonction
.png)
Réciproque
- Attention !
La réciproque est fausse.
Soit f la fonction définie sur R par
ƒ(x) = sin (2πx)
Alors, pour tout n∈ N, on aƒ(x) = sin (2πx)
La suite (ƒ(n))n∈IN est donc constante et converge vers 0.Pourtant la fonction f n’a pas de limite en +∞
Opérations sur les limites
Soient (un)n∈IN et (Vn)n∈IN deux suites convergentes et soient
Alors
- La suite
converge vers .png)
- la suite
converge vers .png)
- si
, la suite
converge vers .png)
- La suite
- la suite
- si
converge vers .png)
Théorème des gendarmes
Soient .png)
Les deux suites (Un) et (Wn), comme deux gendarmes, encadrent la suite pour la « conduire » vers leur limite
Exemple
.png)
.png)
Limites et ralation d’ordre
Propriété
Soit (un) une suite convergente de nombres réels et soit
Si, pour tout n∈ N, on a un ≤ m,
alors
Remarque
On a aussi, si pour tout
Propriété
Soit
Si, pour tout
alors
Cours complémentaires : |
| ► Sommaire cours maths 1ère S A voir aussi : ► Sommaire par thèmes ► Sommaire par notions |




.gif)









.gif)
.gif)




.jpg)