L’école d’Élancourt plébiscite le numérique
En pointe pour le numérique, Elancourt a reçu hier la visite de Luc Chatel. Le ministre de l’Education venait chercher les résultats d’une mission confiée au député-maire UMP.
SABRINA SARA | 16.02.2010, 07h00
« C’est pratique pour apprendre l’anglais ! » juge Manon, 10 ans, une élève de CM 2 à l’école de la Commanderie d’Elancourt, qui vient de quitter son cours d’anglais via une webcam avec un professeur de l’université d’Oxford (Angleterre). Un enthousiasme que partagent ses camarades. « On sent que les enfants sont beaucoup plus captivés par l’enseignement en visioconférence que par la classe traditionnelle », estime Pascale Sellin, professeure dans cette école depuis neuf ans.
Et pour preuve, la visite en fin de matinée du ministre de l’Education, Luc Chatel, ne les a pas troublés. Le ministre était venu prendre connaissance du rapport établi par le député-maire UMP de la commune, Jean-Michel Fourgous. A son arrivée au ministère, il avait chargé le parlementaire d’une mission de réflexion sur le développement de l’usage de la technologie dans l’enseignement (lire ci-dessous).
Le choix n’était pas le fruit du hasard. Equipé depuis 2006 de plusieurs TNI (tableaux numériques interactifs) et, depuis dix ans, de nombreux ordinateurs, cet établissement d’Elancourt est en pointe. Dès la grande section de maternelle, les petits ont accès et sont formés aux nouvelles technologies. « On fait des jeux sur le TNI. On travaille et on écrit aussi avec la baguette », raconte Eloi, 6 ans, un élève de grande section. « On a une heure d’informatique toutes les semaines, où on apprend à utiliser les ordinateurs et les maths, » complète son copain Noa, 5 ans.
Leur maîtresse, Marlène Etre, explique le fonctionnement : « Il s’agit d’un outil pédagogique ludique. Les enfants se regroupent devant l’écran — de la taille d’un tableau de classe — sur lequel les images du Net ou des logiciels sont projetés. Un par un, les petits font les exercices en touchant le TNI avec une baguette. Le matin, on travaille ensemble et l’après-midi ils peuvent créer des groupes autonomes. Bien sûr, tout ce qu’on fait avec le numérique pourrait se faire sur le papier… Mais il faut dire que ce système est plus attractif. »
D’après Camille Philippe, l’assistante maternelle, « les enfants qui ont du mal sur le papier travaillent sur le TNI ». Elle constate qu’il est plus facile de gommer les fautes et que certains réussissent mieux les puzzles, par exemple.
Chaque professeur décide individuellement du temps consacré aux cours numériques. « Ça n’est pas une révolution, mais c’est une évolution, souligne Pascale Sellin. Je garde quand même mon tableau ardoise, mais les enfants apprennent majoritairement sur le TNI. Ils savent écrire aussi bien que dans l’enseignement traditionnel. Ça fait quatre ans que je travaille avec le numérique et les résultats sont très bons. » Elle complète que, néanmoins, le TNI n’a pas vocation de se substituer au cahier.
Le Parisien




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