Applications du produit scalaire
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Applications du produit scalaire
Le produit scalaire a de multiples applications.
En physique, par exemple, il est utilisé pour modéliser
le travail d’une force.
Dans ce module nous allons voir quelques unes de
ses applications, en particulier aux relations
métriques dans le triangle, aux équations de droites
et de cercles.
Applications aux problèmes métriques
La première de ces applications est liée à la

médiane d’un triangle.
Le théorème de la médiane ou théorème
d’Apollonius est dû à Apollonius de Perge,
mathématicien grec
( 262 avant JC – 190 avant JC).
Applications aux problèmes métriques
Définition
Soient A et B deux points du plan et I le milieu du
segment [AB].
Alors, pour tout M du plan, on a


Remarque
des trois médianes d’un triangle ABC connaissant les
longueurs de ses trois côtés.


Démonstration du théorème de la médiane
Pour tout M du plan, on a

et

Or
et
d’où
on a donc

Formule d’Al-Kashi
Nous allons maintenant voir une autre application importante du produit scalaire : la formule d’Al-Kashi.
Cette formule est aussi parfois appelée

« formule des cosinus » ou « théorème de
Pythagore généralisé ».
Cette formule est due au mathématicien
perse Al-Kashi (né vers 1390 à Kashan en
Iran et mort en 1429 à Samarcande en
Ouzbékistan).
Son véritable nom était Ghiyath al’Din
Jamshid Mas’ud al’Kashi.
Les « Eléments » d’Euclide datant du
Jésus-Christ contenaient une approche purement
géométrique de la généralisation du théorème de Pythagore,
basée sur des raisonnements en termes de différences
d’aires.
Il a fallu attendre l’apparition de la trigonométrie Arabo-musulmane au Moyen-âge et les travaux d’Al-Kashi, mathématicien de l’école de Samarcande, pour obtenir la formule qui porte aujourd’hui son nom.
Notations
notations allégées suivantes (notations usuelles) :
Dans un triangle ABC, on note
a = BC
b = AC
c = AB

Théorème

Remarques
1) Les trois côtés et les trois angles d’un triangle jouant des rôles similaires, on a aussi :

2) La formule d’Al-Kashi permet dans bien des cas de
résoudre un triangle.
Résoudre un triangle, c’est déterminer ses trois côtés et ses trois angles.
La formule d’Al-Kashi permet, par exemple, de calculer un côté d’un triangle lorsque l’on connait l’angle opposé et les deux autres côtés.
Démonstration de la formule d’Al-Kashi

Or
D’où
Application aux équations de droites
Rappel Le plan est muni d’un repère orthonormé (O,
Equation cartésienne d’une droite
Toute droite du plan admet une équation de la forme
Réciproquement, toute équation de la forme
avec a et b non simultanément nuls est une équation de droite.
Cette équation est appelée équation cartésienne de la droite.
Remarque Il n’y a pas unicité de l’équation cartésienne d’une droite.
La droite D d’équation ![]()
![]()
ou
![]()
ou plus généralement
![]()
où
est un nombre réel non nul.
et de vecteur directeur
de coordonnées (a, b).
Soit M un point quelconque du plan, de coordonnées (x, y).
On a
le tableau
est un tableau de proportionnalité.

Droite définie par un point et un vecteur

Soient a et b deux nombres réels non tous les deux nuls.
Dans un repère quelconque,
- Toute droite de vecteur directeur
admet pour équation cartésienne
- Réciproquement, l’ensemble des points M(x , y) vérifiant
Vecteur normal à une droite Définition On appelle vecteur normal à une droite tout vecteur non nul orthogonal à un
vecteur directeur de la droite.
Le vecteur
est un vecteur normal à la droite D.
On a ![]()

Toute droite de vecteur normal
admet une équation de la forme
Toute équation de la forme
est celle d’une droite de
vecteur normal

Soit
Un point
appartient à la droite D si et seulement si
, c’est-à-dire ![]()
Or

où
Si a et b sont deux nombres réels tels que
, alors l’ensemble E des points
En effet, il contient au moins un point A :
- le point
si ![]()
obtenu en posant
dans l’équation, d’où
et 
- ou le point
si ![]()
Si
Comme le point A appartient à l’ensemble E, on a ![]()
On en déduit ![]()
ce qui peut s’écrire ![]()
c’est-à-dire ![]()
L’ensemble E cherché est donc la droite passant par A et de vecteur normal
Exemple
Soient A(2,1), B(1,4) et C(5,2) trois points du plan et D la hauteur issue de A
dans le triangle ABC.
Un point
appartient à la hauteur D si et seulement si
.
Calculons les coordonnées des vecteurs
et
on a
et ![]()
On a donc

La hauteur D a donc pour équation cartésienne ![]()

Application aux équations de cercle
Rappel
Le plan est muni d’un repère orthonormé (O,
,
).
Le cercle
de centre
de rayon r, est l’ensemble des points M du plan tels que![]()
Propriété
Soit
le cercle de centre
et de rayon r.
Un point
appartient au cercle
si et
seulement si ![]()
L’équation
est une équation du cercle
.
Démonstration
Un point
appartient au cercle si et seulement si on a
, c’est-à-dire ![]()
ce qui s’écrit
![]()
car le vecteur
a pour coordonnées ![]()
Exemples
• Le cercle trigonométrique a pour équation
![]()

• Le cercle de centre
et de rayon 2 à pour équation

Théroème
Soient A et B deux points du plan.
Le cercle de diamètre [AB] est l’ensemble des points M tels que ![]()
Démonstration
Un point M appartient au cercle
de diamètre [AB] si et seulement si ![]()
M = A ou M = B ou le triangle AMB est rectangle en M.
Or le triangle AMB est rectangle en M si c’est-à-dire si
.
De plus M = A s’écrit
et M = B s’écrit
. On a donc ![]()
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